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Quelques repères...

1447

Livre imprimé

1793

Lithographie

1822

Photogravure

1837

Télégraphe

1839

Photographie

1876

Téléphone

1877

Phonographe

1895

Radio

1895

Cinématographe

1932

Télévision

1935

Magnétophone

1946

Ordinateur

Traitement de texte

Cette dimension d’outil au service des disciplines et des apprentissages transversaux ouvre de nouveaux champs aux pratiques d’enseignement dans nos classes.

Limites du traitement de texte

  • Des expériences ont montré que la lecture à partir d’un écran est plus lente (-25%) que la lecture d’un texte sur papier.
    En outre, la vision spatiale du texte est réduite, puisque l’écran classique ne montre pas l’entièreté de la page papier. Ces difficultés peuvent constituer un frein à la perception globale du processus d’écriture ainsi qu’un handicap à certaines tentatives d’auto-correction chez l’élève. Il sera donc nécessaire, surtout pour les élèves débutants, d’avoir recours à l’édition papier des étapes intermédiaires.
  • Une maîtrise insuffisante des fonctionnalités de base du traitement de texte ainsi que l’emploi de logiciels voire d’ordinateurs trop archaïques peuvent perturber le travail d’écriture rendant ce dernier trop fastidieux et aléatoire.
  • Le temps consacré à la mise en page du texte par les élèves a  parfois tendance à « cannibaliser » et « parasiter » le temps d’écriture. C’est la raison pour laquelle, il est souhaitable de n’aborder cette étape qu’au tout dernier moment, lors de la finalisation du processus d’écriture.

Le traitement de texte n’est qu’un outil au service de l’écriture. Même s’il constitue une alternative valorisante à l’écriture manuscrite, il ne peut et ne doit en aucun cas la remplacer.

 « L’écriture manuscrite reste le moyen le plus rapide de prolonger sa mémoire, lors de la prise de notes personnelles, notes de cours etc.) ».

Pour l’élève…

La dédramatisation de l’acte d’écrire est grandement facilitée par l’attrait que confère chez le jeune l’utilisation de l’ordinateur :

  • Le texte est toujours lisible, sans rature et correctement présenté.
  • Les opérations de réécriture ainsi que le remaniement de paragraphes ne sont plus sources de blocages grâce à l’automatisation de certaine fonctions.
  • L’écrit peut être valorisé dans sa dimension à communiquer au travers de productions multimédias (pages WEB, courrier électronique, etc.).

Pour l’enseignant…

  • La souplesse du logiciel contribue à favoriser la prise d’initiatives et l’auto formation :
    sur un traitement de texte, rien n’est jamais définitif, toute erreur peut être corrigée rapidement et simplement sans laisser de trace.
  • L’élève peut commencer à écrire où il veut dans le développement de son texte et ainsi délinéariser son écriture.
  • L’évaluation formative se trouve grandement favorisée par l’analyse de l’enseignant et de l’élève des différentes versions d’une même production.
  • La mutualisation de compétences au sein d’un groupe induisent une forme de travail coopératif au sein duquel l’enseignant devient personne ressource dans une logique d’accompagnement.

     Les dernières évolutions technologiques en informatique, l’expansion endémique des réseaux de communication alliées à une meilleure ergonomie des systèmes d’exploitation et des logiciels associés ont contribué à faciliter l’intégration des dispositifs informatiques au sein des dispositifs d’apprentissages à l’école.

Usage du
traitement de texte
dans l’apprentissage
de l’écrit

Dans une logique de différenciation pédagogique, il devient désormais possible de favoriser le transfert des capacités à discerner, comprendre, vérifier ce que le jeune perçoit. L’accès à une certaine forme d’auto formation initie de surcroît le développement d’un travail collaboratif conférant à l’ordinateur le statut d’outil de socialisation au sein de nos classes.

S’il n’améliore pas de façon notable les compétences fondamentales dans la production d’écrits, il n’en demeure pas moins que le traitement de texte agit dans bon nombre de cas comme un « déclencheur » et « facilitateur » d’écriture donnant à l’élève l’envie de produire par un accès plus aisé aux opérations de réécriture et par une valorisation de la production finale.
En outre, par une plus grande lisibilité des différentes étapes de l’élaboration d’un texte il devient aisé pour l’enseignant d’assurer l’évaluation de l’apprentissage facilitant ainsi la mise en œuvre de procédures de remédiation.